Affaire Xenia Fedorova, épisode 3. Après son expulsion de France, en juillet, puis sa mystérieuse « cavale » hors de l’Hexagone, depuis août, c’est l’annonce d’un retour à l’antenne de CNews de l’égérie russe du groupe Canal+ depuis un pays encore inconnu qui provoque de nouvelles tensions entre le gouvernement – visiblement pris de court – et l’homme d’affaires Vincent Bolloré, propriétaire du groupe de presse et grand manitou des antennes et des conducteurs de ses médias d’extrême droite.
Dans un « signalement » rédigé mercredi 9 septembre et adressé à Martin Ajdari, président de l’Arcom, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, alerte l’autorité française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique sur les risques encourus par CNews dans le cas où la chaîne redonnerait une place dans sa grille à une propagandiste russe sous le coup d’une expulsion de France pour « atteinte aux intérêts fondamentaux de l’Etat ». La Place Beauvau prévient clairement l’Arcom que cette décision serait passible de « sanctions pénales » contre CNews.
Laurent Nuñez rappelle que l’expulsion du territoire de Xenia Fedorova, de son vrai nom Ksenia Borchik, 45 ans, vise à faire « cesser le trouble à l’ordre public », mais aussi à « empêcher » la chroniqueuse de récidiver. « Le plein effet de cette mesure, écrit le ministre, implique que la personne éloignée soit privée de réitérer, sur le territoire national, des troubles ayant fondé la décision. » Autre argument de Laurent Nuñez concernant la propagandiste russe : le gel de ses avoirs et de ses ressources économiques, opéré le 30 juillet, dans la foulée de son expulsion.
Il vous reste 79.89% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !