Dans la cour d’un bar de Brooklyn, sous des guirlandes lumineuses, une foule en liesse acclame Zohran Mamdani, le maire de New York, et son allié Brad Lander. Ces électeurs démocrates portent aussi un regard très sévère sur l’establishment de leur parti. “Les centristes peuvent aller se faire foutre, lâche Léa Zimmerman, 34 ans. Ils ne servent à rien, ils ne croient en rien, et quand ils croient en quelque chose, ils sont pitoyables. J’en ai ma claque des gens pitoyables qui sont toujours dans l’image.”
Mardi 23 juin, lors des primaires démocrates en vue des élections législatives de mi-mandat [du 3 novembre], la plus grande ville des États-Unis et la plus riche du monde a dit non à l’establishment démocrate au profit des Socialistes démocrates d’Amérique [l’aile gauche du parti]. Cinq jours plus tôt, Washington, la capitale du pays, avait fait de même lors des primaires municipales. Rappelons que les socialistes démocrates ont déjà remporté des victoires dans le Michigan, le New Jersey, la Pennsylvanie, l’État de Washington et le Wisconsin.
Un ras-le-bol électoral
Le ras-le-bol d’une partie de la population fait vaciller certains des sacro-saints piliers de la politique américaine – le soutien indéfectible à Israël ou encore la foi inébranlable dans le capitalisme. Et personne
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De Budapest à Barcelone, les maires au centre du jeu
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