À la Une: la gauche dispersée avant l’élection présidentielle en France
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La gauche française est dispersée... Elle serait même « en mode survie », si l’on en croit la Tribune Dimanche. « À huit mois du premier tour de la présidentielle, explique le journal, la gauche non mélanchoniste n’est pas encore parvenue à proposer une candidature assez solide, pour concurrencer le chef des Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) ».
Article accompagné d’une photo de l’ancien président socialiste François Hollande (pas encore candidat mais qui pourrait le devenir) discutant avec Raphaël Glucksmann, le député européen de Place Publique qui doit en principe se déclarer officiellement candidat ce dimanche. Candidature qui, nous dit la Tribune Dimanche, « devrait s’inscrire dans le cadre de la primaire des socialistes prévue en octobre ».
Mélenchon en tête
Mais pour l’heure, c’est bel et bien Jean-Luc Mélenchon qui fait la course en tête. Il est « crédité d’environ 15 % des intentions de vote au premier tour », rappelle la Tribune Dimanche qui ajoute : « Rien dans le paysage actuel, ne semble pouvoir l’arrêter, et c’est bien là le problème ».
Il est clair que le journal ne porte pas le candidat insoumis dans son cœur, l’accusant de vivre « de la confusion », ajoutant que son « invraisemblable programme "L’avenir en commun", le même depuis quinze ans, est un slogan qui claque, taillé pour les meetings » mais « qui masque des propositions aussi datées que dangereuses ». Pour la Tribune Dimanche, « l’enjeu pour les socialistes français n’est peut-être plus de gagner mais d’empêcher : empêcher Mélenchon d’atteindre le second tour ».
Une seule union possible
Le Journal du Dimanche, lui, s’est rendu à l’université d’été de la France Insoumise, qui se déroule ce week-end dans le sud de la France. « Les Insoumis ont transformé leur université d’été en camp d’entraînement pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Seule union possible : se ranger derrière leur candidat », annonce le Journal du Dimanche.
« On a proposé une nouvelle alliance populaire aux Écologistes, aux communistes, déclare Manuel Bompard, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, on n’a pas de temps à perdre dans des palabres sans fin, des réunions dans lesquelles on n’a ni candidat ni programme ». « La porte est ouverte mais la maison est déjà meublée, commente le JDD, l'avenir de la gauche semble déjà écrit : Mélenchon d’abord, l’union ensuite ».
La Chine toujours ambitieuse
La Chine est-elle en passe de devenir la première puissance technologique mondiale ? C’est ce que donne à penser le dossier du Point cette semaine. « Vous n’avez encore rien vu », s’exclame l’hebdomadaire, qui publie un dossier sur les progrès de la Chine qui (nous dit-on) « veut doubler l’Amérique pour devenir la première puissance technologique au monde ». Le Point s’enthousiasme et nous parle des « inventeurs géniaux » qui font progresser la Chine… . « Industrie, automobile, informatique. Leurs trouvailles sont en train de bousculer des pans entiers des sciences et de l’économie, dans un pays qui fait de la puissance technologique un levier géopolitique majeur ».
Il y a toutefois une part d’ombre, au-dessus de ces succès technologiques… « Tout n’est pas aussi rose que le proclame le Parti communiste chinois », remarque le Point. « À Schenzen, les révolutions technologiques successives laissent sur le carreau de nombreux talents ».
Une entrepreneure raconte que « son mari a été limogé de chez Tencent (géant technologique chinois) parce qu’à 40 ans, ses supérieurs l’ont estimé trop âgé ». « Il faut dire que les bras ne manquent pas », précise le Point. « En 2025, les universités chinoises ont formé environ un million et demi d’ingénieurs. Le chômage reste élevé et le droit du travail est impitoyable ».
Les Haïtiens sans travail aux États-Unis
Aux États-Unis, la Floride connaît une pénurie de main-d’œuvre. C’est Courrier International qui nous signale cette pénurie et qui explique : « La Floride regrette déjà ses travailleurs haïtiens… Privés de leur statut de protection temporaire par l’administration Trump, les Haïtiens réfugiés aux États-Unis ne peuvent plus travailler, dans l’hôtellerie, la sécurité ou les services à la personne ».
Le Miami Herald a rencontré un employé de ménage haïtien de 70 ans qui travaillait à l’aéroport depuis 19 ans. « Après avoir perdu le statut de protection temporaire accordé aux réfugiés, qui lui permettait de travailler en toute légalité aux États-Unis, son habilitation de sécurité lui a été retirée en juillet. (…) Pour la première fois de sa vie, explique le Miami Herald, il s’est retrouvé sans emploi ».
Et « il est loin d’être un cas isolé », précise le journal. Selon une estimation de l’université Princeton, « environ 52 000 Haïtiens bénéficiaires du statut de protection temporaire travaillaient jusqu’à présent dans le sud de la Floride ».
Aux États-Unis, ce sont en tout plus de 300 000 Haïtiens qui viennent de perdre leur statut de protection et qui risquent l'expulsion vers leur pays d'origine.
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