Son portrait s’affiche au format XXL sur des panneaux publicitaires au bord des autoroutes, à l’entrée des villes, dans les campagnes. Le chef des forces armées, Asim Munir, pose dans ses plus beaux atours militaires, casquette rouge et or, la poitrine bardée de médailles, avec, en plus petit ou en arrière-plan, le premier ministre, Shehbaz Sharif. L’image résume à elle seule la situation institutionnelle du Pakistan.
Si le maréchal Asim Munir est partout en ce début mai, c’est qu’il a fait célébrer avec faste le premier anniversaire de la confrontation militaire avec l’Inde : quatre jours d’affrontement essentiellement aérien, entre le 7 et le 10 mai 2025, rebaptisé la « Marka-i-Haq » la « bataille de la vérité ».
Les jets ont paradé dans le ciel d’Islamabad pour fêter l’exploit de l’armée pakistanaise, qui prétend avoir abattu sept avions de combat indiens, dont trois Rafale, avec l’aide technologique des Chinois. Le Pakistan est persuadé d’avoir gagné contre l’Inde, cet ennemi dont beaucoup ici aiment rappeler qu’il est « cinq fois plus grand ». Un mémorial est en construction dans la capitale.
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