Les nuits étaient devenues compliquées après la naissance de leur troisième fils. Inês Cordeiro, 32 ans, et son mari s’attendaient bien à être confrontés aux mêmes défis que pour leurs autres enfants – allaitement, coliques, dents – mais le sommeil s’est fait encore plus rare quand celui du milieu, à peine âgé de 2 ans, a arrêté de dormir aussi. “On se retrouvait face à l’imprévisibilité d’un bébé qui se réveille plusieurs fois par nuit et à la régression de son frère”, confie-t-elle.
Le couple n’a plus dormi pendant des nuits entières, tantôt pour calmer l’un, tantôt pour endormir l’autre. Et au bout d’un moment, la privation de sommeil a commencé à se faire sentir – dans leur disponibilité, leur productivité, leur attention, leur stabilité émotionnelle et surtout dans les relations entre Inês et son mari et avec les enfants.
L’arrivée d’un nouveau-né apporte déjà son lot “de nouvelles peurs, de nouveaux défis et de préoccupation constante”, mais les nuits blanches vont tout “compliquer”, explique le psychologue Hugo Santos. Sans sommeil de qualité, les parents ne peuvent plus “fonctionner” pendant la journée. Ils sont “plus sensibles, plus réactifs et ont moins d’énergie”, “l’inquiétude et les pensées négatives” se font “plus intrusives”.
Ils sont parfois tellement désespérés
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