“C’est une description accablante du monde du travail auquel sont confrontés les jeunes.” À l’instar du quotidien libéral The Times, la presse britannique s’alarme des conclusions d’un rapport sur l’inactivité des 16-24 ans publié le 28 mai. Au total, environ 1 million de personnes de cette tranche d’âge – du jamais-vu depuis 2013 – tombent dans la catégorie des Neet (pour Not in education, employment or training, “Ni à l’école, ni dans la vie active, ni en apprentissage”). “Cela représente un jeune sur huit, précise The Guardian. En 2025, seule la Roumanie faisait pire à l’échelle européenne.”
Le document, commandé par le gouvernement travailliste, esquisse le portrait d’une “génération qui risque d’être perdue”, selon les termes de son auteur, Alan Milburn, ancien ministre de la Santé de Tony Blair. “Chaque paragraphe souligne le caractère structurel de ces problèmes et balaie l’hypothèse d’une génération paresseuse ou surprotégée, analyse le quotidien de gauche. L’essentiel des barrières découle en réalité d’inégalités économiques, géographiques et ethniques.” Fustigée par la presse conservatrice, la hausse du salaire minimum pour les jeunes, décidée par le Labour en 2024 en parallèle d’un renforcement du droit du travail, n’aurait qu’un léger effet sur l’insertion profession
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneLe Royaume-Uni est-il vraiment “l’homme malade” de l’Europe ?
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !