Au Sahel central, l’exploitation aurifère est devenue au fil d’une décennie un “terrain de guerre, transformant la dynamique des conflits”, écrit Sahel Horizon, dans un compte rendu du rapport de l’ONG Acled, spécialisée dans les données liées aux conflits armés dans le monde. Au point que l’extraction d’or, opérée par des industries ou des orpailleurs “n’est pas une simple activité économique détournée par la guerre ; elle en est devenue l’un des moteurs” dans “un système où les dynamiques du conflit et celles de l’extraction s’entremêlent étroitement”, poursuit le site d’information sénégalais Senego.
Les chercheurs d’Acled ont étudié des incidents survenus à proximité de 44 sites miniers au Burkina Faso entre 2015 et 2026, 39 d’entre eux produisant de l’or. Leur principale conclusion est que les violences sont très faiblement concentrées sur les sites des exploitations industrielles ou artisanales.
“Près de 90 % des assauts se déroulent sur les axes routiers, dans les villages voisins et sur les marchés, loin des grandes barricades érigées par les États autour des périmètres miniers [dans un rayon de 10 kilomètres]”, écrit Sahel Horizon, précisant que chaque incident provoque en moyenne 3 morts. C’est aussi dans ce contexte que des dizaines de mineurs étrangers – en particuli
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 2,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-57%)
2,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Pillages, exactions et coups d’État : en Afrique, la Russie agit comme une puissance néocoloniale
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !