Les Etats-Unis ont fait s’asseoir à une même table, jeudi 6 août, le pouvoir vénézuélien et une partie de l’opposition. Le but : amorcer un dialogue en vue d’une transition politique. Ce premier cycle de réunions doit durer jusqu’au 12 août. A la tête de la délégation chaviste se trouve Jorge Rodriguez, le président de l’Assemblée nationale et frère de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez. Tous deux dirigent le pays sous tutelle américaine depuis l’enlèvement, le 3 janvier, du président Nicolas Maduro.
Mais alors qu’on attendait, comme interlocutrice de l’opposition, celle qui en est la dirigeante, Maria Corina Machado, c’est une autre opposante assez peu connue au Venezuela, Dinorah Figuera, que les Etats-Unis ont choisie. Arrivée mercredi à Caracas, elle a affirmé que le dialogue visait à « réinstaurer la démocratie ». Le département d’Etat américain a qualifié ces pourparlers d’« occasion unique ».
Jeudi, après la première rencontre sur la base aérienne de La Carlota, à Caracas – accessible aux seuls photographes –, les deux parties ont promis qu’elles tiendraient la population informée. Mais vendredi, rien n’a filtré sur le contenu des conversations qui se sont cette fois tenues dans un hôtel. Lors d’une rencontre avec la délégation de l’opposition, le Syndicat national des travailleurs de la presse a dénoncé des actes de censure et les restrictions imposées dans la couverture du dialogue.
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