Controverses sur les réseaux sociaux, tribunes dans les journaux : Richard Nixon est à la mode dans les rangs de la droite américaine. L’ancien président des Etats-Unis (1968-1974), unique chef de l’exécutif à avoir jamais été contraint à la démission, annoncée le 8 août 1974, en raison de son rôle dans le scandale des écoutes du Watergate, fait l’objet d’une campagne en réhabilitation de la part des partisans de Donald Trump. L’entreprise pourrait paraître ardue, vu le profil du personnage, resté dans l’histoire sous le surnom de « Tricky Dick » (« Dick le roublard »). Mais elle ne cesse de gagner en soutiens, jusqu’à recueillir celui du vice-président, J. D. Vance.
Invité, le 25 juin, à la bibliothèque présidentielle de Richard Nixon, à Yorba Linda, en Californie, à quelques semaines du 52e anniversaire du départ du républicain de la Maison Blanche, le 9 août 1974, J. D. Vance a stupéfié l’establishment en soutenant l’idée que le président démissionnaire avait été victime d’une machination ; une manœuvre visant à faire tomber un président populaire qui, après une période d’escalade au Vietnam et de manifestations antiguerre, avait été triomphalement réélu en 1972.
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