“Le mois d’août n’est pas terminé, mais l’été 2026 restera, c’est certain, comme l’un des plus chauds et des plus mortels que la France a connus depuis que des mesures existent”, constate El País. Lors de l’épisode caniculaire du 3 au 22 juillet, au moins 1 243 morts “en excès” ont été enregistrées, selon les chiffres publiés mercredi 19 août par Santé publique France. L’agence ajoute toutefois, qu’à ce stade, elles ne sont pas encore imputables avec certitude à la chaleur. Les trois quarts de ces décès concernent les personnes âgées de 75 ans et plus.

Ce chiffre vient s’ajouter aux 5 764 décès en excès recensés lors de l’épisode caniculaire du 17 au 30 juin, ainsi qu’aux 300 survenus lors de la première vague de chaleur de l’année, du 24 au 28 mai. Un total pour le moment supérieur à 7 300 morts.

À lire aussi : Surmortalité. Canicule : plus de 2 000 décès supplémentaires en France au mois de juin

Ce bilan des autorités sanitaires sera sans doute revu à la hausse à la fin de l’été, la France ayant été touchée depuis “par une autre vague de chaleur”, ajoute Bloomberg. Avec les données actuelles, il est cependant déjà possible de dire que cet été est le plus meurtrier depuis celui de 2003, lorsque le bilan de la canicule avait été établi à 15 000 morts, note El País.

La France connaît actuellement sa troisième vague de chaleur de l’été, débutée le 28 juillet et qui est d’ores et déjà la deuxième plus longue jamais enregistrée dans le pays, comme l’a annoncé Météo France mercredi. “Les jours de répit ont été si rares entre les différentes vagues de chaleur qu’il est même difficile de les distinguer”, décrit de son côté le quotidien espagnol. Le mois de juillet 2026 est par ailleurs le plus chaud jamais enregistré jusqu’à présent en France depuis le début des relevés, en 1900, précise encore Bloomberg.

Notre newsletter consacrée à ce que la presse étrangère écrit de meilleur et de pire sur l’Hexagone

Cette newsletter est réservée à nos abonnés

Je m’abonne