La carte verte est souvent considérée comme un sésame par les étrangers aux États-Unis. Elle correspond à la résidence permanente et s’apprête à devenir beaucoup plus difficile à obtenir, selon une note de six pages publiée par les services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS). Selon The Washington Post, il faudra désormais faire la demande en dehors du pays, dans un consulat américain. Cela va évidemment compliquer les démarches pour de nombreux migrants légaux, travailleurs, étudiants ou conjoints de citoyens américains, qui vivent et travaillent aux États-Unis. Cette mesure est une nouvelle attaque du gouvernement de Donald Trump contre les étrangers installés dans le pays, souligne le quotidien, qui note que ce changement “pourrait affecter des centaines de milliers de personnes”. En effet, “les États-Unis délivrent plus d’un million de cartes vertes chaque année, dont plus de la moitié des demandeurs résident déjà sur le territoire américain, selon les données fédérales”.

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Certaines personnes pourraient néanmoins continuer à déposer leur demande sans quitter le territoire : celles qui “apportent un avantage économique ou qui sont autrement dans l’intérêt national”, a expliqué Zach Kahler, porte-parole de l’USCIS. Au-delà de cette catégorie au demeurant assez floue, la nouvelle mesure s’apparente en réalité à un piège. Par exemple, les migrants légaux venant d’Iran ou d’Afghanistan devront quitter les États-Unis, mais ne pourront pas demander une carte verte en l’absence de représentation diplomatique américaine dans leurs pays respectifs.

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Selon plusieurs spécialistes interrogés par le journal, de nombreuses personnes envisagent de contester ce changement auprès des tribunaux.