Le passage de relais entre le premier gouvernement de gauche en Colombie et son successeur d’extrême droite a commencé le jeudi 2 juillet dans un climat dangereusement tendu qui inquiète tous les médias, de droite comme de gauche.

En annonçant une vaste “transition anticorruption” baptisée “Arche de Noé”, le président élu Abelardo de la Espriella “a lancé un message sans équivoque sur ce qui nous attend”, indique le média de droite El Colombiano, qui se prépare à un processus “traumatisant avec des “centaines d’yeux rivés sur l’héritage” de l’administration de Gustavo Petro, “caractérisée par le désordre et la corruption”.

Près de 1 300 personnes devraient passer à la loupe les contrats signés jusqu’à ces derniers jours par les 19 ministères et les organismes publics dépendant du gouvernement sortant. Les organismes de contrôle sont appelés à surveiller cette passation de pouvoir dans un pays historiquement violent, où les transitions pacifiques sont récentes.

En parallèle, le président élu a également “donné des instructions” à la commission de transition afin qu’elle dénonce un complot supposé entre des membres du gouvernement Petro et les narcotrafiquants du Clan del Golfo “auprès du ministère de la Justice américain”, rapporte Noticias Caracol. “Il faut veiller à ce que les