En direct Mercredi 29 Juillet 2026
Géopolitique

Cuba ouvre de nombreux secteurs de son économie aux acteurs privés

Le 18 juin, le Parlement avait approuvé une longue liste de 176 mesures prévoyant d’ouvrir quasiment tous les secteurs d’activité aux acteurs privés, notamment l’agriculture et les banques.

Cuba ouvre de nombreux secteurs de son économie aux acteurs privés
HaitiCreoleRadio.com

Stations-service, pharmacies, installations portuaires, gestion de déchets, énergies renouvelables, sont quelques exemples des secteurs désormais ouverts à Cuba à l’économie privée, selon des annonces officielles, mercredi 29 juillet. Cuba réduit ainsi drastiquement le nombre d’activités interdites aux entreprises privées, quelques semaines après l’approbation par le Parlement d’un paquet de 176 mesures en faveur de l’économie de marché.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Sous la pression des Etats-Unis, Cuba entre dans l’ère de l’économie de marché

La nouvelle réglementation « élargit de manière considérable le champ d’action des entrepreneurs et des entreprises privées sur l’île », ont déclaré les médias d’Etat.

Distribution d’essence, services pharmaceutiques et optiques, maisons de retraite, terminaux de passagers et de fret, installations portuaires, énergies renouvelables, gestion de marinas, exploitations pétrolière et minière sous conditions, production d’énergies renouvelables : des pans entiers de l’économie sont désormais ouverts au secteur privé.

Les soins restent une « responsabilité de l’Etat »

Selon les autorités, plus de 15 000 petites et moyennes entreprises existent dans le pays, un chiffre qui montre une accélération récente dans l’approbation de ces entreprises qui avaient été autorisées en 2021 et qui ont représenté plus de la moitié du commerce de détail en 2025.

Dans le domaine de la santé, les soins restent une « responsabilité de l’Etat » et « l’activité médicale (…) continue d’être garantie à la population cubaine avec des services hospitaliers gratuits », ont fait savoir les autorités.

L’éducation reste également l’apanage du secteur public, avec une timide ouverture pour les secteurs des gardes d’enfants, des cours de langues et du soutien scolaire. Autres secteurs qui restent aux mains de l’Etat : les médias, les télécommunications, les secteurs de la sécurité et les domaines stratégiques.

Le 18 juin, le Parlement avait approuvé une longue liste de 176 mesures prévoyant d’ouvrir quasiment tous les secteurs d’activité aux acteurs privés, dont l’agriculture et les banques.

Ces annonces marquent un virage historique pour l’île communiste, en proie à une profonde crise et mise sous pression depuis des mois par Washington. Elles interviennent alors que le président américain Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l’île, soumise depuis près de cinq mois à un blocus pétrolier.

Voir aussi | Article réservé à nos abonnés En cartes : comment la pression américaine enferme Cuba dans l’impasse économique

Ce blocus a poussé l’économie cubaine, sous embargo depuis 1962, au bord de l’effondrement, provoquant des coupures de courant généralisées, ainsi que des pénuries de nourriture, de carburant, d’eau potable et de médicaments.

Le Monde avec AFP

S’abonner
Article précédent Frontières africaines : déconstruire les idées reçues Article suivant Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits d…

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !