Long d’environ 1 kilomètre et large de 7 mètres, un nouveau pont à deux voies franchit le fleuve Tumen pour relier la ville de Khassan, dans l’Extrême-Orient russe, à celle de Tumangang, dans le nord-est de la Corée du Nord. Construit à environ 500 mètres du plus ancien “pont de l’Amitié”, qui assure l’unique liaison ferroviaire entre les deux pays, il doit permettre pour la première fois aux camions de traverser directement leur courte frontière commune.

Pyongyang avait terminé sa partie du chantier, avec routes d’accès, postes de douane et installations de quarantaine, pour une inauguration espérée le 19 juin, deuxième anniversaire du traité de partenariat stratégique signé par Vladimir Poutine et Kim Jong-un. Mais Moscou a de son côté pris du retard. Selon Daily NK, média installé à Séoul et spécialisé sur la Corée du Nord, les responsables nord-coréens seraient “hors d’eux et frustrés” face aux “pitoyables problèmes de construction” russes. Aucune nouvelle date d’ouverture n’a été annoncée.

Les motivations affichées par les deux capitales se veulent strictement économiques. Le ministre des Transports russe, Andreï Nikitine, promet une hausse des échanges, une logistique “optimisée” et des régions frontalières transformées en “nœuds économiques dynamiques”. L’agence officiell