Volker Türk s’est rendu à Beyrouth dimanche 26 et lundi 27 juillet, quelques jours après que l’Assemblée générale de l’ONU a reconduit son mandat de haut-commissaire aux droits de l’homme pour quatre ans, malgré l’opposition des Etats-Unis, d’Israël et de la Russie. La France a salué le renouvellement de ce mandat. Sa visite intervient alors qu’une mission de son bureau enquête sur les violations du droit international humanitaire commises pendant la guerre entre Israël et le Hezbollah, du 2 mars à l’annonce du cessez-le-feu du 20 juin. Ce conflit a fait plus de 4 300 morts au Liban, dont de nombreux civils ; 39 soldats israéliens ont aussi été tués dans le sud du Liban et deux civils en Israël.
Un accord parrainé par Washington conditionne désormais le retrait israélien des zones occupées au désarmement du Hezbollah. Sur place, M. Türk s’est dit « choqué par la destruction massive et la souffrance exacerbée », dénonçant à la fois les bombardements israéliens sur « des zones densément peuplées » et la destruction systématique de villages dans le sud du Liban, ainsi que les tirs de roquettes du Hezbollah sur Israël. Dans cet entretien au Monde, il revient sur une situation fragile, alors qu’une nouvelle escalade est redoutée.
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