Un corail mis sous cloche comme un objet précieux dans un musée, une lourde chaîne en guise de lest, deux hommes-grenouilles, spectateurs contemplatifs de cette installation : curieuse scène qui se joue à une dizaine de mètres de profondeur dans le nord de la mer Rouge.
Cette photographie, prise par le biologiste marin indépendant Uli Kunz, figure parmi les clichés finalistes de la 6e édition du concours lancé par Nature en 2026 sur le thème « Les scientifiques au travail ». Chaque année, les images sélectionnées invitent le lecteur à pénétrer dans les coulisses des laboratoires, mais aussi et surtout à suivre les chercheurs sur le terrain : forage de glace au Svalbard, mesure du pH près d’un nid de tortues luths en Guinée équatoriale, prélèvement d’échantillons dans les plaines volcaniques en Ethiopie. C’est la science sous l’angle de l’émerveillement et de l’aventure qui nous est donnée à voir.
Retour en mer Rouge. Nous sommes en 2023 et l’action se déroule lors d’une plongée dans le Village des probiotiques coralliens, nom donné à un laboratoire de recherche sous-marin rattaché à l’université des sciences et technologies du roi Abdallah, en Arabie saoudite. On y étudie notamment la résistance thermique des coraux dans leur milieu naturel, en vue de prévenir leur blanchiment. Ici, le chercheur en écologie moléculaire marine Nauras Daraghmeh (à gauche) et le biologiste marin Yusuf El-Khaled ont isolé un échantillon d’une communauté corallienne du genre Acropora dans une chambre d’incubation.
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