“L’heure tourne, a prévenu [le 17 mai] le président américain. Ils feraient mieux de se bouger, et VITE, sinon il ne restera plus rien de l’Iran.” Difficile de lister toutes les menaces qu’a émises Donald Trump depuis le cessez-le-feu du 8 avril, qui devait durer quinze jours, mais se prolonge depuis maintenant plusieurs semaines.

[Dans les tractations actuelles sur un éventuel mémorandum d’entente,] l’Iran tient à négocier les modalités de passage dans le détroit d’Ormuz, à obtenir des promesses et des garanties contre toute nouvelle attaque américaine et israélienne, et à débloquer ses fonds gelés dans des banques des États-Unis et du reste du monde.

Pour Téhéran, ces points sont la condition préalable à toute discussion sur le nucléaire, qui doit se faire dans un deuxième temps. Sur ce chapitre, les États-Unis exigent le transfert hors d’Iran de l’uranium enrichi à plus de 60 %, tandis que l’Iran demande le droit de poursuivre l’enrichissement dans la limite de 3,67 % [à des fins civiles, comme le stipulait l’accord historique conclu en 2015 entre la communauté internationale et l’Iran, dont les États-Unis s’étaient retirés unilatéralement en 2018 sous le premier mandat de Trump].

Deux leviers diplomatiques

L’Iran a déjà remporté une victoire majeure en engageant un bras de f