L’équation se complique de jour en jour pour Donald Trump sur la scène intérieure. Les chiffres de l’inflation publiés mercredi 10 juin montrent une forte augmentation des prix au mois de mai (+ 0,5 % sur un mois, + 4,2 % sur un an), en grande partie liée aux coûts de l’énergie, poussés à la hausse par la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz.
Le président américain a beau assurer qu’il « ne pense pas à la situation financière des Américains », « même pas un tout petit peu », et que son seul souci est d’empêcher le régime de Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire, la pression politique va s’intensifier aux Etats-Unis, où les élections de mi-mandat du 3 novembre sont désormais en ligne de mire.
Les données sont embarrassantes pour le locataire de la Maison Blanche, réélu fin 2024 sur deux promesses, celle de faire baisser les prix après le mandat de Joe Biden marqué par la forte inflation post-Covid-19, et celle d’en finir avec les aventures militaires aléatoires, notamment au Proche-Orient. Las, les chiffres publiés par le Bureau des statistiques du travail, les plus élevés depuis trois ans, montrent une augmentation sur à peu près tous les postes de dépense quotidiens des Américains et le conflit a redoublé d’intensité ces dernières heures, après la destruction d’un hélicoptère américain par les forces iraniennes.
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