“Le peuple n’est pas l’ennemi du pays”, s’agace un internaute chinois dans un commentaire émis en réponse à une publication du journal Diyi Caijing consacrée au durcissement des contrôles de sécurité dans le métro de Shenzhen.

Depuis le lundi 20 juillet, cette métropole du sud du pays où vivent près de 18 millions d’habitants a instauré une politique de contrôles systématiques dans ses stations de métro : non seulement tous les bagages et sacs doivent passer au scanner, mais les passagers qui ont les mains vides doivent également faire contrôler leurs vêtements et leurs poches par un scanner de sécurité portatif.

Dès le lendemain, le hashtag “contrôles de sécurité dans le métro de Shenzhen” a été propulsé en tête du palmarès des recherches sur le réseau social Weibo, observait le journal cantonais Nanfang Dushibao.

Trente minutes d’attente

Les images montrant les passagers agglutinés dans les stations ont fait tour du pays. À l’heure de pointe, le matin du 20 juillet, “de longues files d’attente s’étirant sur plusieurs centaines de mètres” ont été constatées dans une dizaine de grandes stations de la ville, de nombreux passagers devant patienter jusqu’à trente minutes pour passer les contrôles. “À Shenzhen, ville qui revendique le principe selon lequel ‘le temps c’est de l’argen