Le gouvernement du leader d’ultra-droite Abelardo de la Espriella prendra ses fonctions le 7 août en Colombie. Alors qu’il constitue l’épine dorsale de son futur gouvernement – 12 postes de ministre sur 18 ont semble-t-il déjà été pourvus –, il essuie de nombreuses critiques de la presse.

Et pour cause, le candidat qui promettait de gouverner pour “ceux qui n’ont jamais eu le pouvoir” a surtout nommé des visages bien connus de la politique traditionnelle. Pour la politologue Sandra Borda, citée par El País América, il “n’avait pas d’autre choix que de gouverner avec les gens qui connaissent l’État, qui ont de l’expérience, et ce sont toujours les mêmes”.

Deux nominations cristallisent les craintes des médias progressistes. La future ministre de l’Éducation Viviane Morales, ex-procureure générale, censée mener une “reconstruction morale et académique” dans les salles de classe, est surtout connue pour son opposition à l’adoption par des couples homosexuels et à l’extension du délai légal d’avortement, qu’elle considère comme “un meurtre”. Une position motivée par ses croyances religieuses et qui pose un risque pour les droits des minorités, avertit El Espectador.

Le futur ministre des Affaires étrangères Omar Bula, ex-diplomate à l’ONU proche de Washington, incarne quant à lui “l