« Dimanche soir, deux agents de l’ambassade de France en Iran ont été la cible d’une action d’intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens, en violation flagrante des immunités diplomatiques dont ils bénéficient », a annoncé, lundi 20 juillet, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, à l’Agence France-Presse.
Les deux diplomates ont, selon lui, été « détenus sans raison pendant plusieurs heures, interrogés et, pour l’un d’eux, molesté », avant de pouvoir rejoindre l’ambassade de France.
Ils y sont désormais « en sécurité » et seront de retour en France dans les prochaines heures, poursuit le ministre des affaires étrangères, qui leur exprime son « soutien et toute [sa] solidarité dans l’épreuve qu’ils ont subie ».
Une atteinte qui « ne restera pas sans conséquence »
« Cette agression est d’autant plus choquante que ces deux agents portent nos programmes de soutien à la société civile et notamment aux artistes et scientifiques iraniens. Cette atteinte gravissime et inadmissible à l’intégrité de nos agents ne pourra rester sans conséquence », promet-il, ajoutant en avoir informé son homologue iranien, Abbas Araghtchi.
Le ministre des affaires étrangères français, actuellement en déplacement en Islande, avait rappelé la semaine dernière qu’il n’y aurait « aucune levée de sanctions » européennes imposées à l’Iran tant que Téhéran n’aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région.
Le gouvernement iranien a dit, lundi, être en « guerre totale » avec les Etats-Unis, dont l’armée a bombardé une grande partie de son territoire dans la nuit, au neuvième jour consécutif d’hostilités d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu conclu en avril.