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En Islande, l’éventuelle adhésion à l’Union européenne suscite peu d’enthousiasme
Par Anne-Françoise Hivert (Reykjavik, envoyée spéciale)ReportageLe 29 août, les Islandais sont appelés à se prononcer par référendum sur la reprise des négociations d’adhésion à l’UE, suspendues en 2015. Tandis que les thèmes de la pêche, de l’agriculture et de l’économie ont dominé les débats durant la campagne, le camp du oui devance à peine celui du non dans les sondages.
Dans le petit local loué pour la durée de la campagne, dans le vieux Reykjavik, deux jeunes femmes gonflent des ballons. Au mur, des drapeaux islandais et européens. Silja Höllu Egilsdottir, âgée de 22 ans, et Thorhildur Davidsdottir Söebech, 24 ans, militent au sein du mouvement de la jeunesse islandaise pro-européenne (Ungir Evropusinnar).
Fondée en 2009, l’organisation était inactive ces dernières années. Elle a repris du service depuis que la coalition gouvernementale de centre gauche, au pouvoir depuis novembre 2024, a annoncé en mars la tenue d’un référendum, samedi 29 août, sur la reprise des négociations avec Bruxelles en vue de l’intégration de l’île de 400 000 habitants à l’Union européenne (UE).
Etudiantes en sciences politiques, Silja et Thorhildur tentent de mobiliser les électeurs de leur génération sur les réseaux sociaux. Elles craignent « une répétition du Brexit, quand les jeunes qui étaient favorables à l’UE n’étaient pas allés voter ». Thorhildur a étudié au Danemark, Silja en République tchèque. Toutes deux rêvent d’Europe. Mais elles rappellent que le référendum porte sur la reprise des négociations, et non sur l’adhésion, à laquelle une majorité d’Islandais s’oppose. « Une occasion qu’il serait dommage de rater », disent-elles.
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