« L’impossible est arrivé. » C’est avec émotion que Wlodzimierz Czarzasty, le président de la chambre basse du Parlement polonais, a commenté l’adoption d’une loi créant une union civile, vendredi 29 mai. La Pologne faisait partie des quatre pays membres de l’Union européenne (UE) à ne disposer d’aucune forme de reconnaissance d’union civile.
Intitulé « statut de la personne la plus proche », pour ne heurter aucune sensibilité, ce texte prévoit que tout couple, hétérosexuel ou homosexuel, puisse signer un contrat chez le notaire – qui sera ensuite enregistré à l’état civil – permettant aux deux parties de payer leurs impôts et de posséder des biens en commun, d’hériter, de toucher une pension de réversion en cas de décès d’un des deux ou encore de pouvoir accéder aux informations médicales de son partenaire.
La mesure ne prévoit rien, en revanche, pour d’éventuels enfants. Elle se contente d’offrir une garantie minimale au million de personnes qui, en Pologne, vivent en concubinage, d’après le recensement de 2021. Un nombre qui ne cesse d’être revu à la hausse, à mesure que le mariage et la foi catholique s’érodent au pays de l’ancien pape Jean-Paul II (1978-2005).
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