C’est une proposition de loi d’apparence anodine, plutôt technique, qui définit le cadre d’organisation des référendums en République démocratique du Congo (RDC). Mais son adoption, lundi 15 juin dans la soirée, par les sénateurs de la coalition soutenant le président, Félix Tshisekedi, a peut-être allumé une mèche qui pourrait bien enflammer les rues de la capitale, Kinshasa. Car ce texte ouvre la voie à un possible troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat, une éventualité fermement rejetée par une partie de la population.
L’Assemblée nationale avait déjà voté, le 9 juin, à la quasi-unanimité en faveur de la proposition soulevant les protestations de l’opposition, qui a boycotté la procédure législative. Une commission mixte paritaire composée de sénateurs et de députés devrait se réunir prochainement pour harmoniser les deux textes. Une simple formalité au regard de l’écrasante domination de la coalition au pouvoir dans les deux chambres.
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