Gianni Infantino est “intouchable”. Le mot pèse d’autant plus lorsqu’il est écrit par Samindra Kunti, auteur de travaux d’enquête sur la Fifa. Dans un article publié sur le site de la revue espagnole Panenka, le journaliste indépendant établi en Belgique épluche méticuleusement les dix ans de règne du président de l’instance dirigeante du football international.

Infantino, l’“homme qui voulait être roi”, a été élu à la tête de la Fifa en 2016. L’entité était alors “en proie aux scandales” après les années Sepp Blatter. Lui, avec ses “discours novateurs”, promettait de redorer l’image de l’instance. “Son mandat, pourtant, n’a pas échappé à l’opacité et à l’attrait du pouvoir et de l’argent”, résume Panenka.

En outre, “lorsqu’il se présente devant les médias, cela donne souvent des étincelles”, enchaîne le grand journal suisse Le Temps. Illustration en conférence de presse, mercredi 10 juin. Alors que la Fifa essuie des critiques à l’aube de la Coupe du monde coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada (du 11 juin au 19 juillet), Infantino s’est livré à un “étonnant exercice de modestie”, lance, acerbe, le quotidien de Genève.

Machine à cash

Le cas de l’équipe d’Iran, contrainte de s’installer à Tijuana, à la frontière mexicaine, “et d’effectuer des sauts de puce de 24