Le 9 mai, lors de son intronisation, Peter Magyar promettait une rupture radicale avec l’œuvre de son prédécesseur, Viktor Orban, vaincu après seize années à la tête de la Hongrie. En un peu plus de cent jours au pouvoir, le Premier ministre s’est distingué par de multiples réformes, un retour vers l’Europe, mais aussi le choix express d’un nouveau président de la République, une intransigeance et des fautes de jugement qui agacent certains observateurs.
“Des décisions politiques encourageantes, mais quelques commentaires irréfléchis et des erreurs de gestion du personnel qui ont déçu les supporteurs de Tisza [le parti de Magyar]”, tranche HVG. Le dirigeant “masque les difficultés par un déluge de communication”, mais “l’apocalypse imaginée par les pro-Orban ne s’est pas produite” et “le pays fonctionne paisiblement” avec “un exécutif qui s’acquitte de sa mission”, tempère le média libéral.
“Style conflictuel”
Les cent premiers jours de Peter Magyar “ont surtout été marqués par la consolidation du pouvoir du nouveau dirigeant et la satisfaction de son désir de se mettre en avant”, analyse le politologue Attila Tibor Nagy sur le portail Index. Selon le spécialiste, “le principe du chef perdure dans la politique hongroise” avec Magyar aux affaires, et “une gouvernance véritablemen
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En Hongrie, Peter Magyar suspend temporairement des médias publics pro-Orban
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