Ce n’était pas à l’ordre du jour de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement européens, qui se tenait les jeudi 18 et vendredi 19 juin à Bruxelles, mais Mette Frederiksen a demandé, jeudi soir, à ses collègues le lancement d’un nouveau débat stratégique sur l’immigration. La démarche de la première ministre danoise, qui commence son troisième mandat, a tout de suite été soutenue par Giorgia Meloni, la présidente du conseil italien, et le chancelier allemand, Friedrich Merz.
Le président français, Emmanuel Macron, qui n’était pas encore arrivé au conseil, n’a pas pris part au débat, mais le chancelier allemand a assuré que la France partageait cette préoccupation. « Faux », rétorque-t-on à Paris, où l’on assure que Friedrich Merz n’avait aucun mandat pour parler au nom de la France sur les questions de migration.
Giorgia Meloni s’en est particulièrement pris au président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, à qui elle a reproché la régularisation de 500 000 sans papiers. Cela « a des répercussions pour ses voisins », lui a-t-elle lancé. « Rassurez-vous », lui a répondu le socialiste, « ce sont des latinos, ils veulent rester en Espagne ».
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