L’Espagne a tout ce qu’il faut “pour battre n’importe qui” dans cette Coupe du monde, estime le journal madrilène La Razón. Mais pour le moment, bien qu’elle ait terminé en tête du groupe H, la Roja “ne se montre pas à la hauteur” des attentes que le quotidien El Mundo a placées en elle, à l’instar des autres journaux du pays.
Pas de panique toutefois, prévient le journal de droite : cette compétition est riche en exemple d’équipes championnes du monde pour qui les débuts avaient été chaotiques (l’Italie en 1982, l’Argentine en 2022… et cette même Espagne en 2010).
Malgré “la négativité” et “les critiques” qui entourent le vestiaire espagnol, le moral reste “au beau fixe” à l’heure d’affronter l’Autriche en seizièmes de finale au stade de Los Angeles, ce jeudi 2 juillet, certifie le journal catalan Sport.
Le collectif s’en tient à “sa feuille de route”, même si les Espagnols semblent parfois jouer “avec des cailloux dans la chaussure”, enchaîne El Mundo. C’est comme si l’équipe tournait “au ralenti, loin, très loin, de l’éclat qui l’accompagnait depuis l’arrivée de [Luis] de la Fuente sur le banc” et qui lui avait permis de remporter avec brio l’Euro en 2024, observe La Vanguardia, journal barcelonais.
“Un panorama peu réjouissant”
Le match nul concédé à la surprise générale contre le Cap-Vert (0-0, le 15 juin), suivi du rebond face à l’Arabie saoudite (4-0, le 21 juin) et de la courte victoire contre l’Uruguay (1-0, le 27 juin), permet au moins de se rassurer sur un élément, constate Sport : non seulement la défense espagnole “ne concède aucun but, mais elle ne laisse pas non plus ses adversaires se créer des occasions de marquer”. De quoi avancer sereinement en attendant (espérant ?) que certains cadres de l’équipe retrouvent leur meilleur niveau, à l’image du milieu de terrain Rodri, désigné Ballon d’or en 2024.
Le manque d’emballement autour du jeu “n’est pas le seul sujet d’inquiétude”, craint La Vanguardia. Après le match âpre contre l’Uruguay, les attaquants Yeremi Pino et Nico Williams ont quitté le stade de Guadalajara avec le bras en écharpe pour l’un, et en boitant pour l’autre. Leurs blessures s’ajoutent à celle du remuant Víctor Muñoz.
Résultat, sur les quatre ailiers offensifs sélectionnés par de la Fuente, seul Lamine Yamal est opérationnel. Toute l’Espagne attend d’ailleurs que le prodige du FC Barcelone retrouve sa pleine forme, lui qui avait raté la fin de saison en club en raison d’une blessure à la cuisse.
Bref, “un panorama peu réjouissant” pour l’Espagne, soupire La Vanguardia, mais le chemin qui mène au Graal est toujours “semé d’embûches”, relativise La Razón.
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