Les prix pratiqués aux stands de restauration ont déjà fait le tour des réseaux sociaux”, constate The Athletic. “Certains fans internationaux s’indignent de ces tarifs, tandis que de nombreux supporteurs américains, habitués aux prix excessifs des stades, se demandent pourquoi cela suscite autant de réactions”.

“Il n’y a pas de menu fixe uniforme aux stands de restauration pour la Coupe du monde, et les sites sont libres de fixer les prix de la nourriture et des boissons à leur convenance”, explique le site sportif du New York Times.

Résultat : les prix varient d’un stade et d’un pays à l’autre – le Mondial 20206 est coorganisé par le Mexique, les États-Unis et le Canada – mais restent invariablement prohibitifs. Au stade SoFi de Los Angeles, par exemple, le snack le moins cher est un burrito haricots-fromage, vendu 16,50 dollars (14,40 euros), hors taxes.

“La vie n’est rien sans la bière”

Mais c’est au rayon boissons que les prix sont les plus affolants : au stade MetLife, près de New York, il faut ainsi débourser 16 dollars pour une canette de bière américaine de 454 ml – une bonne affaire comparée aux 18,50 dollars qu’il en coûte à Los Angeles ou les 23 dollars affichés à Santa Clara, près de San Francisco.

The Athletic rappelle qu’au stade de Wembley, l’un des plus chers du Royaume-Uni, les spectateurs “peuvent s’attendre à payer entre 6 et 8,50 livres TTC (entre 5,75 et 9,80 euros) pour une pinte de bière de 568 ml”.

La situation n’est guère plus enviable au Canada. The Guardian a parlé à des supporteurs allemands qui “s’indignent du prix de la bière à Toronto”.

Mats Kauer, 47 ans, relève qu’“en Allemagne, on paie environ 6 ou 7 dollars la pinte, alors qu’ici, c’est plutôt entre 10 et 14 dollars, et jusqu’à 17 dollars dans le stade. C’est ridicule. Il faut baisser les prix, car la vie n’est rien sans la bière”.

Pour certains, toutefois, les prix pratiqués sont “dans l’ordre des choses”, rapporte le Toronto Star. “Quel que soit l’événement sportif auquel vous assistez, cela revient assez cher”, déclarait ainsi au quotidien Brad Thompson, lors du match d’ouverture à domicile du Canada, le 12 juin.

Salaire minimum

Et ne comptez pas sur le Mexique pour faire baisser l’addition : au stade Azteca de Mexico, la pinte de bière tourne autour des 310 pesos (15,60 euros), soit environ “le salaire minimum journalier légal au Mexique”, qui s’élève depuis le 1er janvier à 315,04 pesos, observe l’édition espagnole du Huff Post.

De façon générale, “le prix de la bière lors des Coupes du monde a considérablement augmenté au fil des cinq derniers tournois”, note ESPN.

Selon le site sportif, “entre 2006 et 2018, le prix approximatif d’une pinte variait de 1 à 5 dollars. Depuis, les prix ont grimpé en flèche lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, où les supporteurs ont dû débourser entre 14 et 16,50 dollars” pour la même pinte. Des records qui devraient être largement battus lors du Mondial-2026.

Comme le résume avec philosophie le Huff Post, “il est de notoriété publique que les prix lors des grands événements sont exorbitants” et “frisent le ridicule”. Cette Coupe du monde n’échappera pas à la règle et regarder les matchs à la télévision n’est peut-être pas une si mauvaise idée : “Ceux qui sont restés chez eux boiront pour moins cher”.