Donald Trump peut licencier à sa guise les directeurs d’agences fédérales, mais son pouvoir s’arrête aux frontières de la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale). A travers deux décisions, rendues lundi 29 juin, l’une favorable à la Maison Blanche et l’autre non, la plus haute juridiction du pays, à majorité conservatrice, a tout à la fois validé la stratégie présidentielle de politisation de l’administration, tout en dessinant une exception pour la Fed, pilier du système financier américain.
La règle d’abord, l’exception ensuite. La Cour suprême a tranché en faveur de Donald Trump dans l’affaire l’opposant à la démocrate Rebecca Slaughter, directrice de la Federal Trade Commission (FTC) qu’il avait démise de ses fonctions en mars 2025. Elle avait contesté cette décision en justice, l’estimant politiquement motivée, et avait obtenu gain de cause auprès d’une juge fédérale. La FTC est chargée de contrôler les règles du commerce et de la concurrence, mais ses différentes procédures antitrust contre de grands groupes américains ne sont pas du goût de Donald Trump. « Pour montrer l’importance de l’affaire Slaughter, quatre-vingt-dix ans de jurisprudence ont été complètement et sans équivoque annulés, augmentant considérablement le pouvoir présidentiel à un moment où on en a le plus besoin ! », a réagi le magnat sur le compte de son réseau social, Truth Social.
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