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Astronomie

La foisonnante inventivité des chercheurs pour étudier les capacités d’adaptation des espèces

Prédire l’imprévisible face au changement climatique, c’est le défi que doivent relever les scientifiques. Pour créer des conditions météorologiques extrêmes, ils multiplient les expériences, comme le déplacement de parcelles de végétation, la mise en place d’espaces bardés de capt

La foisonnante inventivité des chercheurs pour étudier les capacités d’adaptation des espèces
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Comment mesurer la réponse des espèces à un phénomène, le changement climatique, dont on peine à prédire l’évolution exacte, qui plus est sur des écosystèmes aussi incroyablement complexes que largement méconnus ? Tout d’abord, documenter les effets déjà à l’œuvre : taux de mortalité des espèces, décalage des aires de répartition, changements comportementaux pendant les vagues de chaleur, etc. Les sciences participatives, par exemple le programme français STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) ou encore l’Observatoire des saisons autour du décalage progressif des dates de reproduction ou de floraison, sont mises à contribution pour mesurer les changements en cours. Mais cela ne permet pas d’anticiper les évolutions futures des écosystèmes.

Pour cela, certains imaginent des stratégies, à l’instar de la directrice de recherche CNRS Anne Charmantier au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive à l’université de Montpellier. « J’étudie comment les oiseaux s’adaptent à une chaleur accrue en remplaçant la variation temporelle par une variation spatiale : au lieu d’attendre trente ans, on travaille sur des oiseaux naturellement soumis à de plus fortes températures, en l’occurrence en milieu urbain », explique-t-elle. Autre lieu, autre exemple, au cœur des Alpes, le col du Lautaret est le théâtre depuis dix ans du déplacement forcé de petites parcelles de végétation rase, dans le cadre d’un projet porté par le Laboratoire d’écologie alpine (CNRS, université Grenoble-Alpes, université Savoie Mont-Blanc). Ces couches superficielles de sol sont découpées puis héliportées 500 mètres plus haut ou plus bas en altitude, afin d’étudier la réponse des plantes à un changement de température et de manteau neigeux.

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