Figure majeure de la littérature magyare et européenne, Peter Nadas s’est éteint le 26 août à 83 ans à Gombosszeg, village du sud-ouest de la Hongrie, où il s’était établi en 1984. Il “était l’un de nos écrivains les plus reconnus à l’international”, indique le site hongrois Portfolio. Il est traduit dans de nombreuses langues, dont le français.

“Avec Laszlo Krasznahorkai, lauréat l’an dernier, il était considéré comme l’un des favoris au prix Nobel depuis de nombreuses années. Son premier roman, La Bible, a beau remonter à 1967, c’est surtout dans la seconde moitié des années 1970 qu’il s’est fait connaître”, poursuit l’article.

“Rénovateur radical”

Né en 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, Peter Nadas avait été journaliste jusqu’en 1969, avant de basculer vers l’écriture. Sa plume, trempée dans les traumatismes hongrois du XXe siècle, est admirée bien au-delà de la Hongrie.

Litera salue “un géant de la littérature hongroise, auteur d’écrits bouleversants” comme Le Livre des mémoires, fresque sur la conscience humaine, ou La Mort seul à seul, récit d’un infarctus subi en 1993. Critique de la société et de la politique de son pays, dont l’ex-Premier ministre Viktor Orban, Nadas “suscitait des tempêtes, polémiques et remous avec presque chacun de ses romans, Mémoires, essais