La justice tchèque a débouté, mardi 7 juillet, en appel une néonazie allemande transgenre, et confirmé son extradition vers l’Allemagne où cette personne est soupçonnée d’avoir fait une transition pour obtenir de meilleures conditions carcérales dans une prison pour femmes.
Marla-Svenja Liebich, une figure de l’extrême droite d’Allemagne de l’Est, a été arrêtée en avril en République tchèque sur mandat d’arrêt européen. Cette personne ne s’était pas présentée en août dans la prison pour femmes en Allemagne où elle devait purger une peine de 18 mois, notamment pour incitation à la haine raciale et diffamation.
Le tribunal de Plzen, une ville de l’ouest de la République tchèque, avait ordonné son extradition vers l’Allemagne début juin, mais Marla-Svenja Liebich avait interjeté appel.
La Haute cour de Prague a déclaré dans un communiqué mardi n’avoir « pas jugé justifiée la requête de cette personne ». La cour « confirme l’extradition de la personne concernée vers la République fédérale d’Allemagne », a-t-elle ajouté. Cette extradition doit avoir lieu dans les dix jours, selon une porte-parole de la Cour, Eliska Duchkova.
« Loi sur l’autodétermination »
Marla-Svenja Liebich avait déclenché des débats enflammés en Allemagne en entament une transition de genre après sa condamnation en 2023 et l’adoption fin 2024 de la « loi sur l’autodétermination » sous le mandat du chancelier social-démocrate Olaf Scholz. Le texte permet de changer de prénom et de genre en déposant une demande auprès de l’état civil local, sans avoir à fournir de justificatifs médicaux.
En 2022, Marla-Svenja Liebich avait perturbé une marche des fiertés à Halle (est de l’Allemagne) en qualifiant les personnes LGBT+ de « parasites de la société ».
La condamnée a également affirmé s’être convertie au judaïsme, réclamant des repas casher et un aumônier israélite en prison, s’attirant une vive condamnation du commissaire du gouvernement chargé de la lutte contre l’antisémitisme, Felix Klein.
Le gouvernement allemand actuel du chancelier Friedrich Merz, dirigé par l’alliance conservatrice CDU/CSU, a déclaré, après son arrivée au pouvoir l’an dernier, qu’il réexaminerait la loi sur l’autodétermination.