En direct Mercredi 10 Juin 2026
Géopolitique

La Roumanie prend conscience de sa vulnérabilité face aux drones russes : « Nous sommes théoriquement dans un pays en paix et cela ne devrait pas arriver »

Pour la première fois depuis l’invasion de l’Ukraine, un drone russe a frappé un immeuble d’habitation en Roumanie, le 29 mai, faisant deux blessés. Survenu dans la ville de Galati, près de la frontière ukrainienne, l’épisode met en lumière les failles de la protection civile, le mauv

La Roumanie prend conscience de sa vulnérabilité face aux drones russes : « Nous sommes théoriquement dans un pays en paix et cela ne devrait pas arriver »
HaitiCreoleRadio.com
  • International International International
  • Roumanie Roumanie Roumanie

La Roumanie prend conscience de sa vulnérabilité face aux drones russes : « Nous sommes théoriquement dans un pays en paix et cela ne devrait pas arriver »

Par Marine Leduc (Galati [Roumanie], envoyée spéciale)
Publié aujourd’hui à 06h15

Temps de Lecture 4 min.

Cela aurait pu être pire, se disent les badauds dans la rue de Braila, dans la ville roumaine de Galati. Face à eux, un immeuble résidentiel affiche des vitres soufflées par une explosion, ainsi que des traces d’incendie au dixième étage. Vendredi 29 mai, à 2 heures du Matin, un drone russe Geran-2 a survolé cette ville portuaire de 217 000 habitants sur le Danube, à moins de 20 kilomètres de l’Ukraine.

L’engin a explosé sur le toit de cet immeuble, perforant le hall d’entrée d’un appartement qui a pris feu. Un adolescent de 14 ans et sa mère de 53 ans ont été légèrement blessés, tandis que 70 habitants ont été évacués. A deux mètres près, le drone aurait pu atterrir dans une des chambres à coucher.

« Je n’avais jamais ressenti de telles émotions », souffle Mihaela, habitante des environs, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. « Nous sommes théoriquement dans un pays en paix et cela ne devrait pas arriver. On ne se sent plus autant en sécurité », poursuit cette économiste de 53 ans, dont les proches lui demandent de quitter la ville. Mais elle ne se voit pas partir de Mazepa, ce quartier construit pendant la période communiste. Ironie du sort, le nom fait référence au héros national ukrainien Ivan Mazepa (1639-1709), chef des cosaques d’Ukraine, dont la tombe se trouva un temps à Galati.

Il vous reste 81.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Article précédent Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix : « Cette nouvelle épid… Article suivant Guerre en Ukraine : la Russie profite du déficit de Patriot …

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

0 / 2000 caractères

Aucun commentaire. Soyez le premier !