Frapper un médecin ou frauder dans le métro, tuer un policier ou détruire du mobilier urbain, boire de l’alcool ou consommer de la drogue sur la voie publique… Au Chili, outre les peines prononcées par la justice et les amendes infligées par l’administration, ces crimes, délits et infractions de natures diverses pourraient tous avoir la même conséquence : l’inscription sur un “registre des incivilités et des actes de vandalisme” et la suspension d’aides sociales, telles que les allocations logement, les bourses universitaires ou les pensions de vieillesse, énumère El País América.
Le projet de loi visant à sa création a été présenté au Parlement lundi 15 juin, deux semaines après l’annonce officielle de cette mesure, et les réactions sont nombreuses dans la presse locale.
Même si l’intention du gouvernement de tenter de dissuader les auteurs d’infractions est “louable”, toutes les méthodes “ne sont pas licites ou pertinentes, soit parce qu’elles peuvent entrer en conflit avec une série de garanties constitutionnelles, soit parce qu’elles pourraient, dans les faits, s’avérer inefficaces”, met ainsi en garde le quotidien La Tercera dans un éditorial.
67 % des Chiliens favorables
L’opposition et de nombreux analystes ont notamment critiqué la mesure comme relevant d’un “classisme”
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