Le milliardaire austro-canadien Frank Stronach, fondateur de Magna International, l’un des plus grands équipementiers automobiles mondiaux, a été reconnu coupable d’agression sexuelle, vendredi 19 juin à Toronto, où son procès s’était ouvert en février. Sa peine doit être déterminée le 17 septembre. D’ici là, l’homme de 93 ans restera en liberté.
Il comparaissait pour cinq chefs d’accusation à caractère sexuel et a été reconnu coupable de deux d’entre eux : attentat à la pudeur et agression sexuelle. Il a cependant été acquitté de trois accusations portées par une plaignante dont le témoignage n’a pas été jugé crédible par la cour.
Sept autres chefs d’accusation avaient également été abandonnés par le procureur au cours du procès, faute de preuves. Frank Stronach avait plaidé non coupable en 2025 pour l’ensemble de ces accusations.
Des faits remontant à 1977
Au cours de ces mois d’audience, sept plaignantes ont témoigné pour des faits remontant pour certains à 1977, le Canada n’imposant aucun délai de prescription pour les infractions à caractère sexuel.
Frank Stronach doit également comparaître dans un autre procès à Newmarket, près de Toronto, en 2027, lors duquel six plaignantes supplémentaires témoigneront d’agressions sexuelles alléguées.
Né en Autriche et arrivé au Canada en 1954, Frank Stronach a fait d’une petite entreprise canadienne d’outillage l’un des plus grands fabricants mondiaux de pièces automobiles.
Il a cédé les commandes de son groupe en 2011, avant de se lancer en politique dans son pays d’origine pour les législatives de 2013 avec son parti, Team Stronach. Le parti a été dissous quelques années plus tard, faute de soutien.