Nous sommes à la fin de mars 2026. La guerre fait rage en Iran, Donald Trump menace d’anéantir la République islamique, et tous les journaux du monde s’empressent de couvrir cette actualité brûlante. Tous, sauf Country Life. Le magazine britannique a préféré mettre deux ravissants agneaux à sa une, et propose alors dans ses pages un reportage sur les meilleures poules pondeuses.
Idem au moment du Covid-19 (à la une, une pittoresque chaumière) ou de la guerre en Ukraine (une jolie photo du littoral britannique). Seule la Seconde Guerre mondiale a eu l’honneur de la couverture – le 16 septembre 1939, le magazine titrait : “Golf. Jouer en temps de guerre”.
Une certaine idée de l’Angleterre
En Grande-Bretagne, la campagne est un mode de vie, et elle a même son magazine, Country Life. Ce magazine, le préféré de la bonne société, évoque la vie champêtre à sa manière (les plus belles vaches y côtoient les manoirs et les terrains de croquet). Plus qu’une simple publication, c’est une institution.
Les écrivains britanniques adorent la détester, le meilleur du patrimoine britannique y est mis en vente (en 1915, une petite annonce proposait Stonehenge à 6 600 livres, soit [696 000 euros] aujourd’hui) et même la famille royale en apprécie la lecture (le roi Charles III est d’ailleurs un lec
Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale.
Dès 3,99 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligneProfitez d’un accès illimité (-43%)
3,99 € par mois
En tant qu’abonné, accédez à l’intégralité des contenus de Courrier international.
Dans la campagne anglaise, l’extension du domaine du complot
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !