Les funérailles d’État du guide suprême iranien Ali Khamenei ne sont pas simplement les obsèques d’un dirigeant. C’est une volonté de restaurer l’image écornée du pouvoir. Le dirigeant de la République islamique a été tué [le 28 février par des frappes américano-israéliennes] aux premières heures de la guerre, alors qu’il se trouvait dans sa résidence officielle, le cœur même du pouvoir, et des membres de sa famille n’ont pas non plus été épargnés.

Le régime met en scène le cercueil, les drapeaux, les prières, les chants, les foules réunies et toute la sémantique du sacrifice pour donner un autre sens à cet échec retentissant. Cela fait partie de la nouvelle dynamique du régime. Un régime qui cache la vérité, instrumentalise la mort et fait de l’opacité un cérémonial politique.

Le cercueil de Khamenei est bien plus qu’un simple objet de sépulture. C’est un message. Le régime veut montrer qu’il est encore capable de faire étalage de son pouvoir, de mobiliser les foules et de produire un récit national.

Le régime veut “réécrire l’histoire” de la mort de Khamenei

Quand il était encore en vie, Khamenei était le symbole du pouvoir absolu. Pendant des décennies, il a mené la répression, les exécutions, l’élimination des opposants, le contrôle du corps des femmes, les élections truquée