“Si la décarbonation figure haut dans l’agenda de l’industrie lourde en Europe, son adaptation aux impacts physiques du changement climatique constitue un trou dans la raquette”, note L’Echo.

Ce constat, le quotidien belge l’appuie sur une étude récemment publiée par le cabinet de consultants Sia Partners, qui confirme à quel point le risque climatique menace notamment les chaînes d’approvisionnement, comme l’a montré, par exemple, la baisse du niveau du Rhin ces dernières années.

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On le sait, l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Et en 2025 − troisième année la plus chaude depuis qu’il existe des relevés −, la quasi-totalité du continent (au moins 95 % du territoire) a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne calculée sur la période 1991-2020.

Quatre risques climatiques ont été pris en compte

Pour mener à bien ses travaux, le cabinet Sia Partners a sélectionné 365 sites industriels d’Europe continentale appartenant à 29 grands groupes et actifs dans cinq secteurs (acier, raffinage, verre, ciment, ammoniac), puis il a évalué leur vulnérabilité à quatre risques climatiques (vagues de chaleur, stress hydrique, inondations fluviales et montée du niveau de la mer) en se fondant sur les scénarios du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

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