Au Proche-Orient, les guerres s’éternisent, les civils meurent, tandis qu’à Paris, les plaintes s’accumulent. Faute de saisine possible de la Cour pénale internationale (CPI), faute de mécanisme de sanction des violations des cessez-le-feu signés à Washington entre l’Etat hébreu et le Liban, le seul recours aujourd’hui disponible contre les agissements d’Israël dans sa conduite de la guerre au Liban est le droit national des pays occidentaux. En l’occurrence celui de la France, dont les juridictions sont compétentes en matière de crimes internationaux (crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides) commis à l’étranger sous certaines conditions et en vertu du principe de la compétence universelle.
C’est à ce titre que l’avocat Emmanuel Daoud a porté plainte contre X, mardi 30 juin, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Liban pour le compte de Mohamad H., un Franco-libanais de 42 ans résidant en France.
Dans la nuit du 16 au 17 avril, quelques minutes seulement avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu annoncé entre Israël et le Liban, des avions militaires israéliens ont bombardé, sans avertissement, un secteur résidentiel de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, provoquant l’effondrement de cinq immeubles et la mort de plusieurs dizaines de personnes, dont la mère, la sœur et deux neveux de Mohamad H. Son père reste à ce jour entre la vie et la mort.
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