L’Afrique se fait une place, lentement mais sûrement, dans la course aux minéraux critiques. Son sous-sol contient environ un tiers de ces métaux essentiels à la transition énergétique, à la fabrication de semi-conducteurs ou encore à l’industrie de la défense, tels que le cobalt, le manganèse ou le lithium, mais le continent a longtemps assisté en spectateur à la lutte géopolitique entre grandes puissances pour le contrôle de ces ressources. Et 95 % des minéraux critiques le quittent à l’état brut pour être raffinés ailleurs, principalement en Chine, ne laissant qu’une part minime des retombées économiques aux pays africains.
Devant ce déséquilibre flagrant, une poignée d’Etats ont récemment imposé des restrictions à l’exportation des matières premières pour mieux profiter de la manne financière liée à ce nouveau boom minier. Cette tendance, qui vise à davantage valoriser la ressource minière, est qualifiée de « nationalisme des ressources », selon l’expression désormais consacrée, et vise à bâtir des raffineries, à obtenir des transferts de technologie, à créer des emplois et à élargir l’assiette fiscale.
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