Mise en examen mais pas d’incarcération pour Patrick Bruel. L’affaire “franchit une nouvelle étape judiciaire, sept ans après les premières plaintes”, constate Le Soir. Le chanteur de 67 ans, présenté à un juge des libertés et de la détention du tribunal de Nanterre, a été inculpé pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel pour des faits qu’il aurait commis entre 2010 et 2019. Bruel échappe toutefois à la détention provisoire. Il sortait d’une garde à vue de quarante-huit heures. “Il reste une question centrale”, pointe le quotidien belge. “Pourquoi les premiers signalements apparus en 2019 n’ont-ils pas donné lieu à des investigations plus approfondies ? ”.
Nouvelle nuit de violences à Belfast. Pour la deuxième nuit d’affilée, des manifestants se sont rassemblés dans la capitale d’Irlande du Nord pour exprimer leur colère après l’agression au couteau d’un habitant par un réfugié soudanais. Le rassemblement a dégénéré avec plusieurs départs de feu. La police, ciblée par des projectiles, a dispersé la foule avec des canons à eau. La famille de la victime, citée par le Belfast Telegraph, a fait part de son “dégoût” face à ces incidents : “nous voulons qu’il soit parfaitement clair que notre famille ne soutient pas ces actes […] Nous ne voulons pas que cette terrible tragédie soit utilisée pour diviser ou nourrir l’hostilité”.
Le pape bénit la Sagrada Familia. Mercredi, cent ans après la mort d’Antoni Gaudi, Léon XIV était à Barcelone pour consacrer la tour de Jésus Christ, la plus haute (172 mètres) de la célèbre église catalane. Le roi d’Espagne Felipe VI et le premier ministre Pedro Sánchez ont participé à la cérémonie, conclue par un spectacle de sons et lumières avec drones et feux d’artifice devant 130 000 personnes. “Le suspense a été maintenu jusqu’à la fin : dans quelle langue la bénédiction serait-elle prononcée ? Le pape a commencé en catalan. Puis il est passé au castillan et a terminé en catalan”, souligne El País. Si ce passage a pu faire polémique, “ce fut une nuit d’immense fierté pour Barcelone”, constate le quotidien. Le pape a décrit la Sagrada Familia comme “un chef-d’œuvre architectural, qui est aussi une catéchèse éloquente faite de pierres, de couleurs et de lumière”.
Bill Gates auditionné au Congrès. Le cofondateur de Microsoft a évoqué, à huis clos, ses relations avec Jeffrey Epstein devant des élus américains. “Gates a cherché à prendre ses distances” avec le pédophile condamné, note le Washington Post. Le quotidien a obtenu sa déclaration préliminaire devant la commission. “Je n’ai jamais été témoin ou n’ai jamais su qu’Epstein se livrait à des activités criminelles. Je n’ai jamais été sur son île, dans son ranch ou dans sa maison en Floride. Je n’ai jamais victimisé qui que ce soit. Et s’il a pu chercher à nouer une relation personnelle, cela ne m’a jamais intéressé”, a dit le milliardaire. Gates a qualifié sa rencontre avec le criminel de “grave erreur de jugement”. Il a aussi confié qu’Epstein avait “tenté d’instrumentaliser” son infidélité.
“Détendez-vous”, conseille Gianni Infantino. C’est ainsi que le président de la Fifa a réagi, “de façon controversée”, souligne Goal.com, à l’expulsion des États-Unis de l’arbitre somalien Omar Artan. Le meilleur arbitre d’Afrique ne pourra pas officier durant la Coupe du monde. “C’est malheureux mais nous ne contrôlons pas tout […] Nous ne sommes pas les rois du monde. Nous sommes une organisation sportive”, a déclaré M. Infantino lors d’une conférence de presse au Mexique en amont du premier match de la compétition ce jeudi. Interrogé sur le prix élevé des places, il a répondu que “si nous faisons quelque chose de mal, tout le monde fait quelque chose de mal en Amérique du Nord”, en faisant référence aux prix du marché pour d’autres sports. Par ailleurs, l’équipe de France est bien arrivée à Boston, où se trouve son camp de base. Elle disputera son premier match le 16 juin contre le Sénégal à New York.