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Quelques réflexes pour bien s’informer

Comment savoir ce qui est un peu, beaucoup ou pas du tout fiable parmi tout ce qui circule sur les réseaux sociaux et les messageries ? Cette bande dessinée de “Courrier international” explique comment adopter les bons comportements.

Quelques réflexes pour bien s’informer
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Courrier ados. Quelques réflexes pour bien s’informer

Sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie, toutes sortes de contenus nous parviennent : des recettes, des chorégraphies… Et des sujets d’actualité. Dans ce cas, comment savoir ce qui est un peu, beaucoup ou pas du tout fiable ?

La première question à se poser, c’est : qui ? Qui a publié ou qui m’a envoyé cette info ? Et surtout, qui l’a produite ? Un média reconnu ? Une streameuse rigoureuse ? Un influenceur un peu fantaisiste ?

Puis : quand ? Cette information est peut-être tout à fait exacte, mais si elle date d’il y a six ans, elle n’est certainement plus aussi pertinente.

On peut aussi se demander pourquoi ce contenu a été diffusé. Une marque ou un parti politique, par exemple, peuvent essayer de nous influencer.

Enfin : de quoi s’agit-il ? Si c’est une information importante, il sera facile de la recouper, c’est-à-dire trouver des sources fiables qui confirment sa véracité, comme des articles de journaux en ligne.

Il peut arriver que des médias se trompent, mais la plupart respectent des règles de déontologie avant de diffuser une information. Ils ont aussi une réputation à tenir s’ils veulent continuer à être lus ou écoutés.

Quant aux images…

D’accord, mais est-ce que la photo correspond bien à ce lion-ci ? Pour le savoir, il existe des outils en ligne, comme Google Lens ou TinEye : ils te diront si cette image figurait déjà ailleurs sur Internet.

En période de guerre ou après une manifestation violente, on peut voir circuler des images correspondant à d’autres événements – qui se sont produits bien avant, ou dans un autre endroit.

Les images peuvent aussi être complètement fausses. Il est de plus en plus difficile de repérer des images réalisées par une intelligence artificielle (IA).

Voici cependant trois pistes pour faire ses propres recherches.

Les incohérences : une inscription insensée, un doigt en plus, un mouvement peu naturel

Le décor : s’il est identifiable, on peut le comparer avec d’autres photos du même lieu

Un visage trop parfait, trop lisse

Le filigrane : les images générées par IA portent une marque invisible, identifiable avec des outils comme Verify, d’OpenAI, ou SynthID. Mais parfois, le filigrane a été effacé.

Ces bons réflexes, faciles à mettre en œuvre au quotidien, permettent de contourner beaucoup de pièges.

Mais attention : une seule photo ou l’extrait d’une vidéo ne montrent souvent qu’une partie de la réalité.

Dans tous les cas, ça vaut toujours la peine de s’arrêter quelques instants avant de commenter ou de partager un contenu.

En particulier s’il a une charge émotionnelle. Le temps de se poser les bonnes questions, de vérifier l’information et de se faire son propre avis.—

Carole Lyon

Ces dessins et ce récit sont issus de Courrier ados, proposé avec le numéro d’été de Courrier international, en vente partout depuis le 23 juillet et disponible en ligne à cette adresse.

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