L’Iran a menacé, samedi 22 août, de cibler les entreprises pétrolières et les intérêts économiques des États-Unis au Moyen-Orient et de considérer comme un « ennemi » tout pays s’associant aux sanctions américaines, sur fond d’escalade des tensions et de renforcement du blocus économique décrété par Washington.
« Nous déclarons à tous les pays autour de nous et tous les pays du monde : ne vous joignez pas à la guerre économique menée par les Etats-Unis », a déclaré le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï à la télévision d’Etat, après l’annonce par Washington d’un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran. Si les pays concernés refusaient de « prendre leurs distances » avec les Etats-Unis, l’Iran porterait « atteinte » à leurs intérêts, a-t-il ajouté.
« Nous n’avons encore attaqué aucun intérêt économique américain » et « jusqu’à présent, nous n’avons ciblé que des bases militaires, mais s’ils veulent nous imposer des sanctions économiques, les Etats-Unis possèdent des entreprises pétrolières et économiques autour de l’Iran et ailleurs, et nous les frapperons », a poursuivi M. Rezaï. Si Donald Trump « mène une action (contre nous), notre confrontation sera comme un séisme », a-t-il encore menacé.
Le ministère des affaires étrangères iranien avait accusé jeudi les Etats-Unis de « terrorisme économique », après que le secrétaire au trésor américain Scott Bessent a juré que Washington ferait « s’effondrer le régime » iranien avec les nouvelles sanctions.
Tensions croissantes autour des sanctions américaines
M. Bessent doit tenir lundi une conférence de presse sur la manière dont les Etats-Unis comptent augmenter encore la pression, près de six mois après le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l’Iran.
Washington a appelé d’autres gouvernements, notamment Pékin, à participer aux efforts visant à isoler l’économie iranienne. Mais la Chine, partenaire économique stratégique pour l’Iran, a critiqué cette initiative, estimant que les « sanctions et la pression » américaines ne permettraient pas de résoudre le conflit au Moyen-Orient.
Parmi les grands partenaires commerciaux de l’Iran figurent aussi les Emirats arabes unis, qui ont annoncé mardi suspendre jusqu’à nouvel ordre « tous les échanges commerciaux et les transactions financières » avec le pays.