Ce n’est ni une mise en garde, ni une menace, mais une contre-attaque directe contre les sanctions américaines envers la Cour pénale internationale (CPI), ses magistrats et ceux qui coopèrent avec elle. Trois juges de la CPI ont porté plainte, mercredi 24 juin, contre le président américain, Donald Trump, le secrétaire d’Etat Marco Rubio, le département d’Etat, celui de la justice, du trésor, dont son chef, Scott Bessent, et le bureau des avoirs étrangers, dont son directeur, Bradley Smith. Par ces actions, les juges béninoise Reine Alapini-Gansou, canadienne, Kimberly Prost, et ougandaise, Solomy Bossa, cherchent à obtenir l’annulation, devant la justice américaine, du décret anti-CPI signé le 6 février 2025 par Donald Trump.
La promulgation de ce texte, qui prévoyait de placer sur la même liste magistrats internationaux et terroristes ou trafiquants, était venue couronner la visite à New York de Benyamin Nétanyahou, premier responsable étranger alors reçu par le président américain fraîchement réélu. Le chef du gouvernement israélien avait en effet demandé des actes aux Etats-Unis pour faire obstacle à cette Cour, qui a émis un mandat contre lui et l’ancien ministre de la défense Yoav Gallant, le 21 novembre 2024, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis dans la bande de Gaza.
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