Vendredi 21 août, la compagnie d’électricité publique sud-africaine Eskom a déclaré réduire de moitié la production de l’une des deux unités de la centrale nucléaire de Koeberg. Selon l’entreprise, il s’agit d’une mesure de sécurité après l’arrêt automatique d’une pompe à eau de refroidissement bloquée par l’accumulation de sardines mortes dans la zone de prise d’eau de mer, près de la ville du Cap.
“Au cours des dernières semaines, des sardines mortes ou mourantes ont été observées échouées sur les rivages à divers endroits, couvrant une vaste zone allant de la baie de Saldanha, sur la côte ouest, jusqu’au cap des Aiguilles, sur la côte sud du Cap, ainsi que dans certains endroits de la ville”, constate le quotidien sud-africain Mail and Guardian.
Une centrale à l’arrêt
Derrière la mort de ces poissons, le ministère des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement sud-africain (DFFE) soupçonne une infection par “l’herpèsvirus de la sardine” (PHV). L’analyse d’échantillons prélevés sur les sardines aurait confirmé la présence du virus, qui provoque une inflammation et des lésions branchiales caractéristiques perturbant l’absorption d’oxygène.
L’infection aurait pu être provoquée par les algues nuisibles, le faible niveau d’oxygène dans la mer ou des conditions océanographiques inhabituelles, avec des eaux “anormalement froides”, ajoute le Mail and Guardian.
“Le PHV a été détecté à la fois chez des sardines mortes et, à des concentrations plus faibles, chez certaines sardines apparemment saines prélevées sur la côte ouest. Cela suggère que la présence du virus à elle seule pourrait ne pas suffire à provoquer une mortalité massive”, précise le rapport du DFFE.
“Deux autres toxines algales, l’acide domoïque et la yessotoxine, ont été détectées à de faibles concentrations, mais […] n’étaient probablement pas la cause principale des morts”, ajoute Independent Online, qui souligne que “la lagune de Milnerton […] est confrontée depuis longtemps à des problèmes de pollution et d’eaux usées”.
La centrale de Koeberg, située à 40 kilomètres au nord du Cap, est la seule centrale nucléaire du continent. Grâce à ses deux réacteurs, elle produit 5 % de l’électricité sud-africaine. Mais cet arrêt met à mal sa production, alors que la deuxième unité de la centrale avait déjà interrompu sa production pour maintenance. “Eskom a indiqué que la zone de captage d’eau serait dégagée et que la production d’électricité reprendrait normalement”, indique cependant Bloomberg.
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