Un bébé affole l’Allemagne, déclare en substance Die Tageszeitung sur sa une du lundi 20 juillet. Le patron des députés conservateurs, Jens Spahn, a annoncé le 18 juillet qu’il quittait son poste, après avoir révélé qu’il était devenu père grâce à une gestation pour autrui (GPA) effectuée aux États-Unis.
Et cette démission, qualifiée d’“inévitable” par le chancelier chrétien-démocrate Friedrich Merz, fait couler beaucoup d’encre dans les journaux d’outre-Rhin.
L’ex-patron du groupe parlementaire CDU-CSU au Bundestag et son conjoint n’ont techniquement pas enfreint la loi en se tournant vers l’Amérique, remarque BR24. Si la gestation pour autrui est interdite en Allemagne, “la république fédérale reconnaît sous certains critères les enfants nés à l’étranger à la suite d’une GPA”. Mais pour le média public bavarois, “c’est sur le plan moral que la contradiction demeure”.
Par le passé, ce quadragénaire s’était lui-même exprimé contre la GPA “en tant qu’homme gay et chrétien”. En février dernier, son parti avait quant à lui réaffirmé son opposition à la légalisation de cette pratique sur le sol allemand. De quoi indigner BR24 :
“Quiconque s’oppose à la GPA en dénonçant l’exploitation [du corps des femmes] et en se réclamant de l’intérêt supérieur de l’enfant, mais recourt personnell
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L’Inde encadre sévèrement la gestation pour autrui
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