Un réserviste de Tsahal s’est suicidé vendredi 31 juillet dans une forêt près de Be’er Sheva, dans le sud d’Israël. Il s’agit du troisième suicide de soldat en l’espace d’une semaine. Selon un décompte du quotidien de gauche Ha’Aretz, au moins 17 militaires en service se sont donné la mort depuis le début de l’année, un chiffre qui ne prend pas en compte les anciens soldats démobilisés.
Selon le quotidien, cette hausse s’inscrit dans une tendance amorcée après les attaques du 7 octobre 2023 et les opérations militaires qui s’en sont suivies, notamment à Gaza et au Liban. Alors que la moyenne s’élevait à environ douze suicides par an avant cette date, l’armée en a recensé 21 en 2024 et 22 en 2025, un record en quinze ans.
7 241 soldats réformés pour des raisons de santé mentale
Pour Ha’Aretz, ces chiffres illustrent le coût psychologique d’une guerre prolongée. “Selon des données de Tsahal, 7 241 soldats et officiers ont été réformés ou libérés du service pour des raisons liées à leur santé mentale au cours de la première année du conflit, tandis que des milliers de combattants ont été réaffectés à des fonctions non combattantes en raison d’un épuisement psychique ou d’une détresse mentale. L’armée n’a pas précisé combien d’entre eux avaient servi dans des unités combattantes.”
Si Tsahal souligne que tous les suicides ne sont pas directement liés aux combats, plusieurs cas présentent un lien avéré avec le stress post-traumatique ou une exposition prolongée aux opérations militaires. Les familles de soldats qui se sont suicidés après leur démobilisation dénoncent, elles, l’absence de reconnaissance accordée par l’État à leurs proches, contrairement aux militaires morts alors qu’ils étaient encore en service.
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