“La Terre n’arrête pas de trembler.” Voilà ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux après les séismes meurtriers qui ont récemment secoué l’Indonésie, la Colombie, le Venezuela et le Japon. Et même s’il n’a causé que des dégâts matériels et de légères blessures, le tremblement de terre de magnitude 5 survenu en Espagne, dans la nuit du 14 au 15 août, renforce cette perception. Au point que certains se demandent si notre planète est entrée dans une phase sismique extraordinaire ou s’il existe un “effet domino” entre les secousses à travers le monde.

Rien de tout cela n’est vrai. “Les données historiques de l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) contredisent l’idée d’une augmentation atypique de l’activité sismique mondiale”, prévient le quotidien péruvien La República. Chaque année, environ 500 000 séismes sont détectés grâce aux instruments de mesures installés à travers le monde, indique l’USGS. Environ un cinquième d’entre eux peuvent être ressentis par les humains et une centaine seulement provoque des dégâts plus ou moins importants.

En outre, 90 % de ces tremblements de terre se produisent sur le pourtour de l’océan Pacifique, le long d’une zone qu’on appelle “ceinture de feu”. Rien qu’en Colombie, ce sont en moyenne 2 500 secousses souterraines qui sont en