“Les citations mémorables sont arrivées !” Dans la foulée du discours prononcé par Xi Jinping lors de l’ouverture de la Conférence mondiale de l’IA World (WAIC) à Shanghai, ce vendredi 17 juillet, le quotidien des sciences et technologies chinois Keji Ribao s’empresse d’inviter les Chinois à “apprendre ensemble les ‘phrases d’or’” du président.
Après avoir retracé brièvement le développement de l’intelligence artificielle depuis soixante-dix ans, le président chinois invite la communauté internationale à réfléchir aux défis auxquels l’humanité devra faire face : lorsque les machines commenceront à réfléchir, comment l’humanité coexistera-t-elle avec elles ? Lorsque les algorithmes participeront à la prise de décision, comment assurer la sécurité ? Lorsque la technologie remettra en cause l’éthique, comment adapter la gouvernance ?
Bien que Xi affiche sa confiance en l’IA en déclarant que celle-ci devrait “devenir un outil fiable pour l’humanité”, il appelle à la vigilance la communauté internationale. Le président chinois met en avant la nécessité de mettre en place “un système englobant les lois et réglementations, la surveillance technique, l’alerte précoce et l’intervention d’urgence”, afin de “garantir que l’IA reste sous le contrôle de l’humain”. Il met en garde contre “la pratique” qui “place la sécurité d’un pays au-dessus de celle des autres”.
Inviter les pays du Sud
En assurant que l’IA est “le fruit de la sagesse collective et le précieux patrimoine de toute l’humanité”, le président chinois souligne l’importance de la solidarité internationale et de la gouvernance mondiale, appelant à mettre en pratique un “véritable multilatéralisme”, et à tirer pleinement parti du “rôle essentiel” des Nations unies – un appel qui semble, encore une fois, à rebours de son homologue américain, Donald Trump, qui s’évertue à s’extirper des programmes de coopération internationale, y compris sur l’IA.
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Je m’abonne“Le développement de l’IA ne doit pas être le fait d’un seul pays, mais une symphonie internationale”, réitère Xi, en tendant la main aux pays du Sud, invitant la communauté internationale à les aider, “afin d’éviter de créer de nouvelles injustices historiques dans le domaine de l’IA”. Le président chinois s’engage à offrir 5 000 places de formation en IA aux pays en développement, au cours des cinq prochaines années.
Comme pour mettre un terme à la réputation “d’atelier du monde” ou de “made in China”, le président chinois vante désormais un nouveau statut, la “fabrication intelligente en Chine”, qui est, selon Xi, devenue une “nouvelle carte de visite de la modernisation à la chinoise”.
Le dirigeant chinois prétend que son pays est une “grande puissance responsable”, qui s’est toujours engagée à “être un fournisseur de biens publics internationaux dans le domaine de l’IA”, avant de terminer son discours par ce que les médias chinois qualifient déjà de “phrase d’or” : “La Chine est disposée à coopérer avec toutes les parties prenantes, avec une posture plus ouverte, des actions plus pragmatiques et une vision à plus long terme, afin de saisir les opportunités et relever les défis du développement de l’IA, créant ensemble un avenir meilleur pour l’humanité.”
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